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 Un coup en l'air un coup en bas ! 
Arrête d'me regarder comme ça et vas plutôt postuler mécréant poisseux !(saturne c'est rien qu'une petite frappe!)


 
 
 
Loyauté

 
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Dunadan
Futurs Tirelipimponiens qui s'ignorent

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MessagePosté le: Ven 16 Juil - 03:26 (2010)    Sujet du message: Loyauté Répondre en citant

Des coups nerveux sur le panneau de bois de ma porte m’extirpèrent d’une douce torpeur. Un morveux – pardon, un gamin – m’apportait un message «  d’un client ». Quelques pièces d’or scintillèrent et il disparut en un éclair. Je lus alors la note : « Salut Duna, tu sors ? Il est l’heure ! ». Le pli était signé Lemmy. Nous sortîmes simultanément de nos chambres respectives. La propriétaire nous considéra d’un œil noir. Mérulik, ville de tous els dangers et surtout, de tous les alignements… Nous pressâmes le pas, Lemmy me précédant galamment afin de me tenir la porte. Je jetai un furtif regard en arrière ; la tenancière avait l’air plus soulagée pour l’état des pieux que surprise, aussi emboîtai-je le pas de l’archer.

Après force signes des bras, un vieil homme nous répondit par des étirements. Il s’obstinait à dormir à la dure chez Raymond ; « Un client  satisfait est un client fidèle », se justifiait-il invariablement. Peut-être étaient-ce des énergumènes comme lui qui entretenaient ces légendes de créatures assoiffées de sang qui sortaient de leur caveau à la recherche d’impuissantes victimes… Non, pas Ahriman. Le pauvre ne doit déjà sa survie qu’à la vivacité de son esprit ; son corps peine souvent à en suivre les exigences. Dormir en tailleur dans les courants d’air sur un support glacé est une drôle de sinécure au sens commun, mais de cela le vieux magicien n’en a cure.

Me sentant parfaitement alerte, je pris les directives. Après un détour par les ruines de Borgovil donc, dont je me fis le guide historique afin de reprendre contenance, nous gagnâmes la verte vallée. Il y eurent quelques altercations avec ceux de nos camps respectifs ; mais point de cible cartelloise pour enterrer, ou plutôt détourner, la hache de guerre. Faute de mieux, l’on s’acharna donc sur les gardes de la ville. Coriaces et bien entraînés, ils ne firent pas le poids devant le nombre et bientôt Cyrosh s’offrit à nous.

Une ville-fantôme. Quelques individus dormaient çà et là à même le sol, avec leur chapeau de paille pour protéger leurs visages. Seul point de vie, une marchande qui vendait à la criée des fruits et légumes. J’en achetai quelques-uns que je glissais subrepticement dans les besaces de mes deux comparses, avant d’en croquer innocemment quelques autres. Ils n’avaient pas l’air décider à camper là ; un cimetière paraît en effet plus joyeux que cet endroit. Nous rebroussâmes alors chemin, repassant devant l’orgueilleuse statue qui trône aux portes du bastion de cartel de brumebois ; celle-là même qui symbolisait une grande victoire… ou témoignait d’un flagrant abandon des plus faibles par les plus forts.

J’étais ainsi absorbée dans mes pensées ; c’est là que l’Autre me surmergea brutalement. Le même feu qui avait dévoré mes compagnons avait embrasé mon cerveau. Je ne pus qu’assister à la suite qu’en tant que spectatrice effarée… Le mage se tourna vers ce qu’il croyait une alliée ; ses yeux s’écarquillèrent en rencontrant deux pupilles dilatées, teintées de rouge et de folie… Un démon qui ne lui laissa pas une seconde pour se mettre en garde ; un démon maudit des dieux…

L’archer faisait toujours le guet tandis que l’étrange tandem que formaient le vieil enchanteur et l’alcoolique dévote se livraient avec application à leur cueillette. Ce n’était qu’un cauchemar… Mais quels accents de vérité avaient-ils donc ! La dangereuse approche d’une exilée me fit d’abord frémir. Il n’y avait en fait pas une once d’hostilité en elle, et la paisible moniale continua sa route, me saluant d’un sourire.


Puis un homme vêtu de bleu apparut, bien décidé à trucider mes compagnons. Il avait suffi de trois pulsations avant que la réalité ne refasse la scène… Je ne pouvais que m’interposer vainement entre eux, encore incapable d’invoquer une divinité en ma faveur. À ma grande surprise, Lemmy succomba très vite. Lorsqu’Ahriman le suivit dans son trépas, je perdis tout-à-fait le contrôle de moi-même. Au moment de porter le coup fatal, un brin de conscience reconnut enfin l’emblème de la guilde à laquelle appartenait notre agresseur. Je revins alors à moi, lui lançant des noms qui nous étaient familiers. L’autre, prudent, m’invectiva de loin, m’accusant de haute trahison envers le Prince. Je mentionnai mes bons et loyaux service rendus à Kaldrass et aux miens, ma foi indéfectible en la cause exilée. Car à quoi bon lui expliquer quelque chose à laquelle la raison ne peut rien apporter ?

La colère était tombée, la tension, toujours palpable. Un feulement monstrueux vint m’éclater les tympans, suivi de près par des coups de griffes qui entaillèrent le fer comme la chair. C’est alors qu’il vint à ma rescousse. Nous fîmes front commun face à cet être surnaturel et surpuissant. Je prodiguais les soins que je pouvais à celui que j’attaquais aveuglément quelques minutes auparavant. Notre force de frappe conjuguée força notre ennemi à reprendre forme humaine, et c’est ainsi qu’il détala avec l’air d’un prédateur furieux d’avoir manqué son coup.

Nous nous étions prouvé notre valeur. Ne restait plus qu’une formalité.
« Quel est ton nom ? »
- Dunadan, et toi ?
- Je ne suis qu’un simple vacher, dit-il d’un air rêveur. Et c’est ainsi que je me fais appeler.
Le soleil et mes jambes fléchissant, je l’informai qu’il était temps pour moi de regagner l’auberge la plus proche. Il s’en fut  pour sa part vers la forêt aux Ents, en fredonnant quelque formule incompréhensible.
Je réservais ma chambre, avant de me diriger vers l’unique autre source de lumière de la ville, soit l’antre de Raymond. Trois amis, deux chopes et une tasse m’y attendaient déjà…
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MessagePosté le: Ven 16 Juil - 03:26 (2010)    Sujet du message: Publicité

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